Le zona est caractérisé par une éruption vésiculeuse qui est souvent très douloureuse et qui s’étend sur le territoire d’un (ou plusieurs) nerf ou d’un ganglion sensitif. Il est dû à la réactivation du virus varicelle-zona (VZV, varicella zoster virus), de la famille de l’herpès virus, qui s’est introduit dans l’organisme à la suite d’une varicelle souvent contractée dans l’enfance. Les séquelles douloureuses d’un zona peuvent durer très longtemps et être très invalidantes.
Le traitement conventionnel
Le zona guérit tout seul en trois à quatre semaines. Le traitement vise surtout à accélérer la cicatrisation de la peau et du nerf, éviter les complications, soulager les douleurs et prévenir la douleur post-zostérienne.
Les antiviraux
Le traitement du zona a été révolutionné par l’arrivée des antiviraux de type famciclovir (Oravir), valaciclovir (Zelitrex) ou aciclovir (Zovirax)… qui agissent directement sur le virus causal. Ils permettent, entre autres, une guérison plus rapide des lésions cutanées, une atténuation de la douleur et une diminution du risque de douleur post-zostérienne. Cependant, pour avoir le maximum d’efficacité, ces traitements doivent être entrepris dès le début de la maladie, dans les trois premiers jours de préférence.
Leurs effets secondaires sont proches de ceux des antibiotiques, mais lorsqu’ils sont utilisés à forte dose chez les personnes immunodéprimées, ils sont capables de provoquer des douleurs musculaires, une atteinte nerveuse (neuropathie) et une chute des globules blancs ou des plaquettes.
Les antidouleurs de classe I ou II
Les antidouleurs (analgésiques) de classe I ou II (paracétamol simple, caféiné, voire codéiné) seront indiqués selon l’intensité des douleurs.



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